Health hazards of depleted uranium munitions

« The health hazards of depleted uranium munitions »
20 juin 2001
(source : Bulletin Electronique Royaume-Uni – ADIT)
La « Royal Society » a publié au mois de mai un premier rapport sur les
conséquences pour la santé d’une exposition plus ou moins prolongée à de l’uranium appauvri. (Depleted Uranium (DU)). Un second rapport est en préparation. Ce rapport, intitulé « The health hazards of depleted uranium munitions », a été réalisé par 11 experts dont le but a été de s’intéresser scientifiquement aux conséquences des radiations de l’uranium appauvri des munitions utilisées afin de percer les blindages des tanks et autres véhicules blindés sur la santé des militaires ayant été exposés.

Au niveau de l’impact de ces munitions, des particules de DU peuvent être mises en suspension dans l’air et inhalées par des personnes se trouvant à proximité. Le travail effectué dans ce rapport a été d’estimer l’ensemble des risques encourus dans différents scénarios, en prenant les cas les plus défavorables. Ce rapport a été réalisé en connaissant les études épidémiologiques déjà réalisées auparavant dans des situations légèrement différentes mais les experts de la « Royal Society » reconnaissent qu’il est difficile de faire des parallèles avec celles-ci.

Les principales conclusions de ce rapport sont les suivantes:
- Exceptées quelques rares circonstances, la probabilité de développement d’un cancer (du poumon) suite à l’exposition sur le terrain à de l’uranium appauvri est très faible et ne peut se distinguer de la probabilité de développement d’un cancer dans la vie courante.
- Les expositions les plus graves sont atteintes lorsque des soldats survivent dans un véhicule détruit par un projectile à uranium appauvri. Dans ce cas et en prenant la situation la plus critique, la probabilité de cancer est multipliée par deux par comparaison avec une population moyenne.
- Les risques de leucémie ou d’autres cancers sont encore plus faibles que ceux du cancer du poumon, et quelque soit le scénario envisagé, les risques ne sont pas quantifiables.
- De nombreux soldats ont été exposés a de faibles quantités de radiations provenant de DU mais, même si l’estimation de ce rapport était 100 fois inférieure à la réalité, les conséquences sur la santé ne seraient pas détectables.

Ces conclusions sont cependant nuancées par les auteurs qui avouent qu’il reste des études à faire. Les recommandations sont les suivantes:
- Réalisation d’expériences pour mesurer les émissions réelles de DU au moment de l’impact.
- Mesure de la quantité de DU à l’intérieur d’un véhicule ayant été la cible de munitions DU.
- Mesure de la présence et de la quantité de DU dans des urines prélevées sur des personnes venant d’être exposées.
- Développement d’un modèle prédictif qui permettrait de déterminer les expositions des soldats dans un grand nombre de circonstances.
- Réalisation d’autres études indépendantes pour déterminer les risques d’exposition à des doses plus massives.
- Réalisation d’études in vivo.
- Etablissement d’un bilan des effets possibles sur la thyroïde incluant évidement les effets cancérigènes.

Si le rapport se veut rassurant quand aux risques encourus par la majorité des militaires, il semble que dans des cas particuliers les risques soient beaucoup plus élevés et qu’il soit nécessaire de réaliser d’autres études pour les quantifier.

 

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En cas d’exposition à l’uranium appauvri

Fiche médicale éditée par l’OMS

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